ven. Mai 27th, 2022

Il n’y a pas question d’intercepter la chirurgie esthétique car on trouve que plusieurs actes esthétiques se complémentent parfois. Il est connu qu’une chirurgie dirigée sous les bonnes mains donne un résultat plus naturel et harmonieux au contraire que l’excès d’injections. Mais il est vrai que lifting frontal, très lourd, a perdu 90 % de ses indications grâce à la toxine botulique, une procédure beaucoup plus light et tout aussi efficace.

Ce que les femmes veulent

Une étude a montré que les femmes passent aux hôpitaux de l’esthétique beaucoup plus tôt qu’avant. On constate qu’elles sont très actives, dynamiques, avec une mentalité jeune et elles désirent que les autres les voient comme elles se sentent. Elles ne recherchent pas la jouvence éternelle. Elles ont juste envie de bien vieillir. Il y a aussi de moins en moins de tabous. Elles en parlent beaucoup entre elles. La chirurgie n’est pas une médecine superficielle. Cela n’a rien de facile de se faire opérer. Il faut être courageuse. Cela reste une aventure, jamais anodine. Ce sont les compagnons (et les fils) qui, eux, se montrent les plus réticents. Ils ont peur que leur femme (ou leur mère) devienne une caricature.

Le moment idéal pour se faire lifter

Le bon moment pour faire appel à cette intervention se diffère pour chaque femme. En moyenne c’est autour de la cinquantaine ou un peu moins mais de plus en plus de femmes dès 40 ans. Nombreuses d’elle n’attendent pas jusqu’à que le leur peau de visage se relâche complétement et font une réaction en avant. Elles ne veulent pas une différence trop flagrante entre l’avant et l’après. Juste une continuité douce. C’est d’ailleurs comme ça qu’on obtient les meilleurs résultats. Souvent, le déclic vient du cou alors que les hommes, eux, commencent par les yeux. L’âge limite dépend avant tout de l’état général de la personne et des contre-indications à l’anesthésie. Sinon, rien n’empêche de faire deux ou trois liftings dans sa vie.

L’évolution de cette technique

Généralement le travail était fait sur la peau du visage de la patiente et les muscles et aussi les tissus graisseux sous-cutanés. Dans nos jours, on peut vraiment parler d’un lifting de visage sur mesure. Ce n’est pas une restructuration de la chirurgie d’un lifting pour chaque patiente mais le praticien fait un peu plus de tension d’un côté que de l’autre. Tous les visages sont asymétriques et cela s’accentue avec l’âge. On rétablit aussi l’harmonie en ajoutant un petit peu de graisse. Ce qu’on appelle le lipofilling.

La graisse est prélevée depuis plusieurs zones tel que les cuisses, les hanches, les genoux, etc. Elle sera centrifugée et injectée avec des seringues et des canules ultrafines. C’est vraiment de l’ordre de la micro ou nano greffe. C’est plus naturel que l’acide hyaluronique et sans risque de réaction indésirable.

Comment ça se passe ?

Pour le déroulement de l’intervention, la patiente reste une nuitée dans la clinique. Le lendemain de la chirurgie, la patiente enlève le bandage et elle est conseillée de pratiquer des soins à la maison (comme la pommade grasse). L’ablation des fils a lieu entre 8 et 10 jours après l’intervention. Bien sûr, il y a toujours des bleus et des œdèmes qui descendent souvent vers le décolleté jusqu’à 8/10 jours après mais tout est camouflable au bout de deux à trois semaines. Ce qui marque le plus, c’est quand on fait les paupières en même temps. Les hématomes postopératoires et les infections sont de plus en rares et les troubles de la cicatrisation peuvent être corrigés quelques mois après sous anesthésie locale. De toute façon, l’arrêt du tabac est vivement recommandé quatre semaines avant et après. Beaucoup en profitent pour arrêter de fumer. La nicotine altère non seulement la cicatrisation mais influe sur le résultat à long terme.

By Emna