mer. Jan 19th, 2022

Il est connu que l’humanité essaye de covivre avec la pandémie du covid-19. On observe que depuis le début de la crise sanitaire et avec la suite des confinements, les salles d’attente des cabinets de chirurgie esthétique sont pleines de patients, notamment pour de la médecine esthétique. Lifting, injection de botox, rhinoplastie, une augmentation de la demande de la chirurgie esthétique est claire ces derniers mois, surtout les petites interventions : injection d’acide hyaluronique ou un coup de laser. Depuis la sortie du premier confinement, « c’est de la folie ». Ça l’est moins pour la chirurgie : beaucoup de liposuccion, d’augmentation mammaire ont été déprogrammées l’an dernier, même si aujourd’hui, cela repart progressivement.

Cacher les cicatrices sous le masque

Il est très remarquable que dans les cliniques, les patients sont venus en grands nombres, soucieux de régler le plus rapidement possible ce qu’ils considèrent comme un problème. Et l’élément déclencheur est souvent le même. Parmi les interventions esthétiques les plus demandées on peut citer les liftings, opérations des lèvres, des paupières, du cou, etc. la plupart des nouvelles demandes concernent le visage.

Le facteur de se guérir de l’intervention esthétique loin des regards de tout le monde, surtout dans cette période d’isolement imposé à cause de la crise sanitaire, aide à franchir le pas, notamment lorsqu’il s’agit d’interventions plus lourdes, sur le corps par exemple. Dans le point de faire appel à une liposuccion et un remodelage des fesses par exemple, la patiente devra rester plusieurs semaines debout ou sur le ventre après l’intervention, une situation plus confortable à vivre avec le télétravail.

Des économies disponibles

On trouve un autre facteur qui a mené à cette hausse de la demande de l’esthétique qui est les économies. Les dépenses qui ont été réservées aux vacances ayant souvent été annulées en raison de la fermeture des frontières ou des restrictions de déplacement, certains patients ont choisi d’utiliser ce budget pour passer le pas et subir une intervention esthétique. Le télétravail est aussi une période propice aux opérations de chirurgie esthétique : si vous souhaitez vous faire opérer en toute discrétion, rien de tel que de passer votre période de récupération post-chirurgicale en télétravail. Ou derrière un masque. De nombreuses personnes profitent ainsi de la période de confinement pour améliorer leur physique avant un retour à une vie plus normale.

À cause des réunions en ligne et l’exposition aux visio-conférences à cause de télétravail avec la pandémie du Covid-19, et le temps passé avec les réseaux sociaux, ces facteurs favorisent en effet la comparaison avec les autres et découvrir les défauts des visages, et renvoient les individus à leur propre physique. En 2019, déjà, une étude américaine mettait en évidence le lien entre exposition aux réseaux sociaux et intérêt pour la chirurgie esthétique. En parallèle, les Français, qui ont moins dépensé en sorties, voyages et restaurants du fait de la pandémie, sont donc prêts à mettre leurs économies dans la chirurgie esthétique. Et ce phénomène n’est pas propre à l’Hexagone : aux Etats-Unis, une hausse de 64 % des consultations virtuelles.

Des établissements qui ne sont pas soumis à la pression épidémique

Depuis l’apparition de la pandémie et la crise sanitaire, on trouve que les autorités de santé demandent aux hôpitaux de prioriser les malades du Covid-19, la plupart des cliniques privées n’ont pas accepté de suivre à cette demande. Mais d’autres confient à mi-mot un sentiment de gêne, un malaise, face à ce qu’ils considèrent être des opérations « de confort ». Pendant le premier confinement, les cliniques ne pratiquant que la chirurgie esthétique étaient d’ailleurs fermées, pour que toutes leurs infirmières puissent prêter main forte au système hospitalier. Désormais, ça n’est plus le cas.

By Emna